20170330_090754-ConvertImage.jpgRetour sur le conseil municipal qui avait lieu à Bergerac hier soir.

De nouveaux adjoints

Et comme prévu il y a eu du changement dans les adjoints.

Marc Leturgie a été désigné premier adjoint à la place d'Adib Benfeddoul qui garde tout de même la gestion des finances. Pas d'opposition sur ce point mais des questions surtout concernant le poste d'adjoint aux sports. Poste laissé vacant par Alain Gipoulou qui a demandé à quitter le conseil. Démission pour l'instant refusée par Daniel Garrigue qui lui laisse le temps de la réflexion et garde sa place au chaud. En attendant c'est lui, avec Marie-Lise Potron, qui assurent la gestion des sports. Marie-Lise Potron, que plusieurs élus d'opposition auraient bien vu nommée adjointe dès hier soir d'ailleurs.

Autre question qui a taraudé l'opposition : la répartition des indemnités. Augmentation pour les uns, diminution pour les autres. Selon quelle logique ? Ont questionné les socialistes Cécile Labarthe et Fabien Ruet. « La volonté de réduire les inégalités », a assuré Daniel Garrigue et les responsabilités de chacun au-delà des fonctions affichées.

Mons de subventions pour les associations

-34.000 euros par rapport à 2016 au lieu des 50.000 euros annoncés lors du vote du budget et la priorité accordée à l'emploi.

Pas de quoi satisfaire pour autant l'opposition pour qui la saignée se poursuit. « Vous allez tuer le tissu associatif. Les bénévoles n'ont pas une volonté illimitée »,a lâché Fabien Ruet à l'attention du maire. Le socialiste qui s'est ému de l'annulation de la Bodega et de la réduction de 20.000 euros, en fonctionnement, aux associations sportives. Sur ce dernier point, le maire de Bergerac a fait remarqué qu'il vaudrait peut-être mieux répartir les efforts financiers à l'échelle de l'agglomération. Concernant la Bodega, Daniel Garrigue a de nouveau évoqué les contraintes sécuritaires. « Nous avons proposé que l'événement se déroule à l'automne, les associations, ont refusées », a ajouté le maire qui a de nouveaux pointé du doigt la baisse des dotations de l'Etat. Encore 350.000 euros en moins cette année pour la ville.

Le communiste Cédric Zapéra enfin, a invité le socialiste Fabien Ruet, élu aux côté de Daniel Garrigue à la Cab, à aider les associations dans leurs recherches de financement et notamment dans le cadre de la politique de la ville. Et d'après Daniel Garrigue la CAB y travaille.

Un nouveau nom pour l’école du Taillis

Hier soir il a également été question de la dénomination de l'école du Taillis qui deviendra l'école Cyrano de Bergerac. C'était une proposition des enseignants, a fait savoir le maire en réponse à Cédric Zapéra qui aurait plutôt vu une école Nelson Mandela ou Marwan Barghouti, un peu plus symbole d’émancipation selon lui.

La salle municipale de Beauplan vendue

Une salle de moins en moins utilisée depuis que le quartier a changé de visage.

La ville a donc décidé de la vendre. Les acquéreurs souhaitent y installer plusieurs sociétés. Et au-delà de leur attachement à cette petite salle de quartier, à son histoire, les élus de l’opposition ont émis quelques doutes quant à l’implantation de sociétés dans ce secteur résidentiel.

Le communiste Cédric Zapéra a demandé à la ville de se doter d’un règlement d’intervention économique. Ce qui le choque, c’est le prix de vente de la salle, 7.000 euros en dessous de l’estimation par France Domaine. « Les acquéreurs vont payer 10 % moins cher sans contrepartie et alors que la CAB, la région et le département, si Monsieur Benfeddoul fait bien son travail, vont apporter leur aide », a t-il fait remarqué. « La salle était très peu utilisée parce qu’elle a beaucoup vieilli », a rétorqué le maire qui a dit réfléchir à la réorganisation des espaces dans le quartier de Caville. Caville, où une salle sera mise à disposition en remplacement de la salle de Beauplan.

Une motion à venir contre la LGV

Daniel Garrigue prêt à aller faire du bruit à l’inauguration de la LGV s’il n’obtient pas satisfaction concernant la ligne Sarlat-Bergerac-Bordeaux. C’est ce qu’il a dit hier soir à la toute fin du conseil.

Je vous rappelle que les élus des intercommunalités et chambres consulaires, traversés par ligne 26 du TER, se sont retrouvés la semaine dernière pour discuter de la rénovation de la ligne. Rénovation pour laquelle la SNCF demande 6 millions 750.000 euros aux collectivités.

Une somme qu’elles ne peuvent assumer. Chambres consulaires et agglo ont ou vont donc voter une motion et demander à être reçu par Alain Rousset, le préfet de région et le président de la SNCF.

« Une énième motion », selon Dominique Rousseau qui assure tout de même qu’il faut maintenir la pression. Sinon rendez-vous le 2 juillet à Bordeaux, a menacé Daniel Garrigue. Et d’ajouter « On a peur des Basques mais on ferait bien de se méfier des Bergeracois ».