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Les tarifs de la piscine flambent. Le président de la CAB tente d’éteindre l’incendie.

13 février 2018 à 08h24 Par Emilie Bar
Crédit photo : EB

Après la polémique suite à l’augmentation des tarifs à la piscine de Bergerac. Augmentation presque du simple au double dans certains cas comme pour l’aquagym pour les plus de 62 ans. Augmentation que les usagers ont découverte il y a quelques jours, sur un simple panneau d’affichage, et qu’ils ne digèrent pas. Ils sont nombreux à avoir envoyé des courriers à la CAB ou posté des messages sur les réseaux sociaux. Parmi eux Yvette. Avec son mari, ils suivent les cours deux fois par semaine. Cette année il leur en a coûté 420 euros. L’an prochain ce sera 720. Des tarifs qui ont donc augmenté considérablement estime Yvette.

Yvette une usagère de la piscine

Le président de la CAB, hier a fait son mea culpa, non pas sur l’augmentation qu’il justifie, on va y revenir, mais sur l’absence d’information préalable. Ecoutez .

Frédéric Delmarès, président de la CAB

Booster l’activité aquabike, voilà pour une des explications face à l’augmentation des tarifs. L’autre c’est l’accroissement soudain du déficit de la piscine passé de 700 à plus de 900.000 euros depuis 2014. Déficit expliqué, selon Frédéric Delmares par l’augmentation des frais liés à la vétusté de la structure. Une explication qui ne satisfait pas l’opposition communautaire qui n’a pas été consultée, cette fois-ci, sur ce dossier. Ecoutez l’élu PCF Cédric Zapéra.

Cédric Zapéra, élu communautaire PCF

Et Cédric Zapera de se demander s’il ne s’agit pas de préparer les Bergeracois aux tarifs de la future piscine. « Absolument pas » assure le président de la CAB qui ajoute par ailleurs avoir mis en place pour la première fois des tarifs sociaux. Il souhaite ainsi que la solidarité s’organise entre les plus aisés et les moins bien lotis. Ce sera moitié prix sur les activités pour les personnes les plus en difficulté. Une mesure qui ne satisfait pas non plus les élus du Front de Gauche. « Le seuil est à 900 euros par mois, les gens qui touchent 910 euros paieront donc plein tarif », estime Cédric Zapéra. Le dossier, on l’a compris, n’a pas fini de faire débat. Il pourrait revenir sur la table à l’occasion du prochain conseil communautaire prévu le 26 février.