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Après la reconnaissance du préjudice d'anxiété pour tous les exposés, les explications

21 mai 2019 à 07h44 Par Émilie BAR
René Vincent à droite. Photo d'archives
Crédit photo : DR

Réunion publique à l’initiative du Cerader 24, le collectif qui lutte contre l’amiante, demain.

Une réunion pour expliquer aux Bergeracois les dernières avancées concernant la reconnaissance du préjudice d’anxiété pour tous les salariés exposés à l’amiante et autres cancérogènes. Le préjudice d’anxiété c’est lorsqu’on est pas malade mais que l’on craint de le devenir. Reconnaissance donc suite à une décision de la cour de cassation en avril dernier.

Une véritable avancée pour les salariés ou plutôt la continuité d’un combat engagé il y a 17 ans. Puisque la reconnaissance du préjudice d’anxiété, les 17 d’Ahlstrom, la papeterie de Lalinde, l’avaient obtenu en 2010 au terme de 8 jugements. C’était une première en France. En revanche elle ne concernait à l’époque que les entreprises reconnues amiante. Aujourd’hui, ce sont tous les salariés exposés de toutes les entreprises qui peuvent prétendre à la reconnaissance du préjudice d’anxiété. C’était presque inespéré pour les associations comme le Cerader, qui avaient largement mobilisé lors de l’audience en mars dernier. 1.000 personnes rassemblées à Paris. Inespéré parce que depuis l’affaire des 17 d’Ahlstrom, « les droits et la sécurité des travailleurs ont plutôt eu tendance à reculer. Là c’est un retour à plus d’égalité », fait remarqué René Vincent, le co-président du Cerader. Un bémol tout de même, rien dans la décision de la cour de cassation concernant les prescriptions. Pour certains, le combat s’annonce donc perdu d’avance pour d’autre il prendra du temps. « Il y a encore beaucoup de questions qui se posent. C’est pour ça que devant cette complexité, nous avons décidé de proposer une réunion en présence de notre cabinet d’avocats », explique René Vincent.

Réunion donc demain à partir de 14h30 à la salle des fêtes de Creysse.