Avec leur déménagement, les Abeilles Bergeracoises veulent donner un nouveau souffle à l'asso


07 octobre 2021 - 827 vues

À Bergerac, l’assemblée générale des Abeilles Bergeracoises c’est dimanche.

Les Abeilles qui attendent avec impatience leurs nouveaux locaux.

Le déménagement devrait avoir lieu dans les jours qui viennent.

L’association d’arts et traditions populaires, créée il y a presque 90 ans, qui a dû quitter la petite Mission, en mars dernier, pour laisser la place au futur CIAP, et qui va donc élire domicile sous l’ancienne école Romain Rolland, côté rue du collège. Un local qui se voudra plus accessible.

Un déménagement attendu avec impatience par les Abeilles qui ont dû suspendre presque toutes leurs activités, à la fois à la cause du covid, mais aussi faute de local. Les ateliers de langue occitane, de danse et chants traditionnels, la découverte aussi des instruments de musique et de la dentelle au fuseau devraient donc reprendre rapidement. Et pour ces pratiques, l’actuelle présidente, Marie-Thérèse Loiseau se fixe un objectif : faire venir le plus de monde possible et surtout des jeunes, pour palier à la problématique du vieillissement des adhérents. Ils sont une trentaine actuellement.

« Les membres de l’association commencent à prendre un peu de l’âge. Nous aimerions avoir d’avantage de jeunes. Je lance un appel. Le folklore n’est pas ce que vous croyez, le folklore est vivant. Ce sont des danses qui sont gaies, qui sont enlevées. La dentelle au fuseau c’est très intéressant. L’occitan c’est aussi une langue intéressante. Et puis voilà on s’amuse. Quand on fait des prestations, on rencontre d’autres personnes, d’autres groupes, c’est vraiment très convivial. »

Et ça fait voir du pays, pourrait ajouter Marie-Thérèse Loiseau. Les Abeilles Bergeracoises qui ont déjà eu l’occasion de se produire dans d’autres régions, voire dans d’autres pays au Portugal, au Maroc, en Allemagne ou encore en Angleterre.

Et puis deuxième objectif pour l’association, profiter du déménagement pour remettre le musée à l’honneur.

« On aura une grande pièce pour faire notre petit musée d’arts et traditions populaires et on espère pouvoir l’ouvrir peut-être en début d’année. On espère pouvoir établir des plages d’ouverture avec les bénévoles qui sont là et peut-être l’ouvrir un peu plus souvent au public parce qu’actuellement ce n’était qu’à la demande ou pour des événements exceptionnels donc là on va essayer de mettre en place un calendrier avec deux après-midi par semaine ou trois on va voir. Pour que le musée soit un peu plus visible et un peu plus ouvert au public. »

Les Abeilles qui sont pressées de ressortir de leur ruche pour donner à nouveau des représentations. Puisque c’est de ça qu’elles vivent. Et depuis deux ans le budget n’est plus à l’équilibre du fait de l’arrêt des spectacles et de la suppression de la subvention municipale. Mais la présidente ne semble pas inquiète et déborde d’idées. « Il faudrait que nous relancions aussi les hôtels par exemple pour proposer des animations aux touristes. »

Voilà donc les Abeilles Bergeracoises qu’on retrouvera le 3 décembre pour un spectacle avec Bergerac – Kenitra.

En attendant si vous souhaitez vous essayer à la danse, rendez-vous les mardis. Plus d’infos sur le site internet des Abeilles et sur leur page facebook.

Et puis l’assemblée générale, c’est donc dimanche à 9h30 à la salle Jean Barthe à Bergerac.

Pour la petite histoire - Pourquoi les Abeilles ? 

À l’origine, il n’existait en Dordogne qu’une école félibréenne. C’était à Périgueux. C’est Lo Bornat, qu’on connaît aujourd’hui encore pour l’organisation de la Félibrée. Lo Bornat qui signifie « Ruche » en occitan.

Mais le parlé de Périgueux n’était pas celui de Bergerac. Dès lors les Bergeracois ont souhaité créer leur propre école félibréenne, comme des abeilles qui ont quitté la ruche. Voilà pourquoi les Abeilles Bergeracoises...