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Bergerac : "L'aéroport n'est pas en danger"

30 septembre 2020 à 07h35 Par La rédaction
Photo d'archives
Crédit photo : EB

L’aéroport de Bergerac toujours au ralenti

Il semble bien loin le temps où l’on se réjouissait d’atteindre les 300.000 passagers par an et où l’on rêvait déjà à la centaine de milliers suivante.

Depuis le début de l’année, l’aéroport de Bergerac a connu une baisse de fréquentation de 76 %. En cause, naturellement, la crise sanitaire. D’abord le confinement puis cette quatorzaine imposée par les Britanniques et la morosité ambiante d’un secteur qui peine à redémarrer. 

► Écouter Gwenvaël Ronsin-Hardy, le directeur de l’aéroport

Aujourd’hui à Bergerac, les vols se font de plus en plus rares avec des taux de remplissage « ridiculement bas », nous confiait Thierry Nardou, le président du Syndicat Mixte Air Dordogne, propriétaire de la plateforme. Quelques voyages vers Liverpool ou Charleroi, mais les lignes s’arrêtent petit à petit.

A compter du 2 novembre, début de la saison hivernale, seuls les allers-retours avec Londres Stansted seront maintenus via Ryanair. Viendront s’ajouter quelques jets privés sans doute et la piste qui restera à disposition de l’État, pour l’armée par exemple.

Pas de quoi rassurer les personnels, à l’arrêt forcé même s’ils continuent de bénéficier des mesures de chômage partiel. Cela concerne une cinquantaine de salariés. La société qui gère l’aéroport, EGC, a également demandé un prêt garanti par l’État. Mais après plusieurs réunions, les partenaires financiers se disent confiants en l’avenir. 

► Écouter Thierry Nardou

Une somme qui devrait être précisée à l’occasion du prochain comité syndical qui aura lieu à la mi-octobre.

Par ailleurs, les responsables seront sans doute contraints de repenser le fonctionnement de l’aéroport de Roumanières, pour le moment très dépendant de la Grande Bretagne. De nouvelles liaisons pourraient être envisagées avec d’autres territoires européens ou même au niveau national, histoire de ne plus mettre tous ses œufs dans le même panier. Une réflexion déjà engagée depuis quelques mois mais qui prend tout son sens en pleine crise sanitaire. «Les compagnies sont déjà autour de la table et les choses pourraient aller vite », espère Thierry Nardou. A condition bien entendu que les décisions internationales soient favorables au secteur de l’aviation commerciale.