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Beynac : chantier suspendu

28 décembre 2018 à 15h11 Par Émilie BAR
Crédit photo : DR

A Beynac, le conseil d’État donne raison aux opposants.

La plus haute juridiction administrative vient de rendre sa décision et demande la suspension du chantier du contournement. Le conseil d’État qui a ainsi suivi les conclusions du rapporteur qui estimait qu’aucun motif majeur ne justifiait les 3kms de route voulu par le département, notamment au vu des conditions de circulation depuis l’agrandissement de la chaussée à Beynac au printemps dernier. Le conseil d’État qui argumente sa décision en disant notamment que le chantier est « susceptible d'affecter la conservation d'espèces animales ou végétales protégées ». « Il ressort [...] que le bénéfice attendu de cette déviation apparaît limité » et « le projet de contournement […] ne répond pas à une raison impérative d'intérêt public majeur ».

Le conseil d’État renvoie le dossier sur le fond au tribunal administratif de Bordeaux.

Une décision synonyme de victoire pour les opposants au projet qui ont multiplié les actions ces derniers mois. Michel André Président de la Sepanso

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Voilà Michel André, président de la Sepanso et membre de l’association de défense de la vallée de la Dordogne. Les opposants ont déjà demandé un entretien avec le préfet pour envisager la suite. Comment limiter les dégâts. Michel André qui se dit toujours ouvert pour rencontrer le président du département pour reconstruire la vallée de la Dordogne.

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L’État devra en outre verser 1.500 euros à la SEPANSO et à l’association de défense de la vallée de la Dordogne. 3.000 euros à l’association La Demeure historique.

Dans un communiqué, le département dit prendre acte de la décision du conseil d’État. Il dit avoir toujours agit dans le respect de la loi et des procédures. Le département qui suspend les travaux en attendant la décision du tribunal administratif de Bordeaux. Mais qui évoque déjà « les conséquences funestes pour le développement de la vallée et du bassin d’emploi », peut-on lire dans le communiqué. Et de poursuivre : cette décision « implique la poursuite de la dégradation du site remarquable de Beynac par la persistance d’une circulation de véhicules à fort gabarit qui vont continuer à polluer, abîmer et nuire à la sécurité de ce magnifique village ».