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Centre événementiel à Bergerac : la CAB vote pour

23 septembre 2020 à 07h00 Par Nelly Albérola
Les conseillers communautaires ont discuté pendant plus d'une heure, lundi soir, à la salle Anatole France, sur le projet de centre événementiel qui va remplacer les lieux.
Crédit photo : Nelly Albérola

Après plus d’une heure de débats, seuls neuf représentants ont finalement voté contre la proposition.

Parmi lesquels le conseiller Lionel Frel qui demande " un centre événementiel, mais pourquoi faire?". Selon lui, le Bergeracois est déjà suffisamment doté d'équipements et lieux divers pour couvrir toutes les activités du territoire. L'élu a peur que la CAB ne se prenne pour une grande métropole. Sauf qu'elle n'en a pas les moyens, dit-il. "Il est encore temps de renoncer à cette chimère à 12 millions d'euros, a-t-il lancé à l'assemblée. Les finances catastrophiques de Bergerac et, dans une moindre mesure, celles de la CAB, justifient que nous ne jouions pas un remake de la Folie des grandeurs."

Même constat pour les opposants Adib Benfeddoul et Paul Fauvel, co-auteurs d’un communiqué contre le projet. Adib Benfeddoul qui estime que la construction d’un centre communautaire ne devrait pas être situé à Bergerac même, mais en périphérie de la ville. "Lors de la présentation mardi soir [mardi dernier, NDLR], un professionnel des événements vous a dit que c'est un beau projet, mais l'emplacement n'est pas pertinent."

Un projet qui remonte à 1995

Autre reproche souvent entendu ce mardi soir : le fait que les Bergeracois et habitants alentours n’aient pas été consultés sur la question. Des arguments contrés par les pro-centre événementiel, comme Daniel Rabat, en charge des grands projets et de la politique contractuelle de la CAB, qui rappelle que le projet n’est pas né d’hier. "Les Bergeracois, on les écoute. Pas depuis les deux derniers mois. Je vais vous ramener 25 ans en arrière. Et à cette époque-là, le centre événementiel était déjà demandé."

Et le maire de Bergerac, Jonathan Prioleaud, d’ajouter que les études et consultations ont bien eu lieu et que le centre a toute sa place à Picquecailloux: un site appelé, d’ailleurs, à se développer davantage, selon lui, dans les années à venir. "Nous souhaitons sur cette plaine de Picquecailloux avoir une partie dédiée à l'événementiel, et une partie dédiée à la vie sportive, avec le stade d'athlétisme porté par la CAB, un autre terrain de rugby, nous allons refaire la plaine au niveau de certains terrains sportifs, des agrès supplémentaires, un couvert de pétanque où se trouve la salle Louis Delluc." 

Le président de la CAB, Frédéric Delmarès, a rappelé enfin qu’avec le plan de relance actuel du gouvernement, le moment est idéal pour trouver des sources extérieures de financement. "On peut légitimement espérer 80% de subventions", dit-il.

Des études de sols et acoustique sont déjà en cours dans la salle Anatole France. Prochaine étape maintenant : la constitution à l’automne, d’un jury composé d’architectes, afin de faire travailler leur créativité pour ce nouveau centre… dont il faudra d’ailleurs trouver un nom.

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