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Covid-19 : Encore 2 morts dans le département. Les professionnels font le point sur les moyens

17 novembre 2020 à 07h00 Par Nelly Albérola
Crédit photo : DR - ARS Nouvelle Aquitaine

Encore deux décès à imputer à la COVID dans les hôpitaux de Dordogne où ce sont désormais 25 personnes qui ont perdu la vie des suites du coronavirus.

Notez qu’encore 93 personnes sont hospitalisées dont 16 en réanimation. Le nombre des hospitalisations qui baisse un peu. Et les derniers chiffres, qui malgré ces deux morts supplémentaires, s’améliorent.

La Dordogne reste encore au-dessus de tous les seuils d’alerte mais les indices baissent légèrement. Ainsi, le taux d’incidence est ainsi passé de 288,9 cas pour 100.000 habitants au 31 octobre, à 171,6 cas samedi dernier.

Et dans ce contexte, la direction départementale de l’ARS a tenu une conférence de presse hier après-midi, en présence « virtuelle » de la majorité des acteurs du monde de la santé en Dordogne.

Objectif : présenter tous les moyens de lutte contre la Covid mis en place dans le département

Avec un mot d’ordre lors de cette conférence de presse : éviter l’engorgement des établissements hospitaliers. 

Pour y arriver, plusieurs moyens ont été déployés : à commencer par la création d’un centre Covid au sein même des urgences de Périgueux. Seulement voilà, si le local de consultation est prêt, il lui manque encore de la main d’œuvre pour être opérationnel. Le centre hospitalier de Périgueux en a donc profité pour lancer un appel aux médecins et les inviter à venir faire quelques heures de bénévolat.

 

Augmenter les sorties d'hôpital

Autre solution pour soulager les hôpitaux : « faire en sorte que les patients n’aient pas besoin d’y aller », souligne Annie Sedan, Vice-présidente départementale en charge des personnes âgées. Ou qu’ils en ressortent plus rapidement. Pour ce faire, le conseil départemental a dévoilé son plan d’aide à domicile en version procédure accélérée, pour les bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie. Par l’intermédiaire d’une plateforme territoriale d’appui, les hôpitaux pourront demander la sortie d’un patient allocataire. Une équipe médico-sociale départementale sera alors en charge d’évaluer rapidement le dossier du patient, de créer un plan d’aide à domicile et de le proposer à l’intéressé et à sa famille. Si toutes les parties sont d’accord, le conseil départemental fera alors appel à un service de soins à domicile.

 

Hospitalisation à domicile (HAD)

Être soigné chez soi, c’est également la mesure alternative à l’hospitalisation classique choisie par, entre autres, la clinique Pasteur de Bergerac. Dès le début de l’épidémie, l’organisation sanitaire HAD, pour hospitalisation à domicile, est très réactive en bergeracois, et sécurise au maximum les sorties anticipées de patients pour éviter une ré-hospitalisation. « Nous sommes en contact constant avec les médecins de ville, et avons même constaté une augmentation significative des signalements par ces professionnels, depuis mars dernier » a rappelé le Docteur Pupat, de la clinique Pasteur.

 

Manque de médecins traitants

Si la coopération entre les professionnels du monde médical, paramédical et médico-social s’organise donc, beaucoup connaissent des difficultés pour réaliser des suivis médicaux, du fait notamment de trop nombreux patients sans médecins traitants. 

L’option de la mutualisation de médecins coordonnateurs a de nouveau été proposée par Manuel Mourany, le représentant des EHPAD pour cette conférence. Une proposition pour laquelle Marie-Ange Perulli, directrice départementale de l’ARS, dit être favorable.

 

Manuel Mourany qui a rappelé que le désengorgement des hôpitaux doit se jouer en amont, par le soutien et la sécurité sanitaire des personnels des établissements de santé. « Si nous n’avons plus assez de personnel dans les EHPAD, nous n’aurons pas d’autre choix que d’hospitaliser les résidents. »