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Covid-19 : La Dordogne pourrait basculer en zone rouge dans les prochains jours

27 octobre 2020 à 07h30 Par Nelly Albérola
Crédit photo : DR

C'est ce que craint, et auquel se prépare, l’ARS Dordogne, la délégation départementale de l'agence régionale de santé.

Après la conférence de presse régionale, hier, la directrice départementale, Marie-Ange Perulli, a réalisé une visio-conférence pour présenter l'état de la Dordogne face à la Covid.

« Les taux d'incidence à plus de 175 cas pour 100.000 habitants, et de positivité à plus de 10, sont des indicateurs défavorables », a-t-elle rappelé. Et la courbe ne cesse de croitre.

Hier déjà, nous relations non plus un, ni deux, mais trois EHPAD touchés, avec, et ce sont les chiffres de l'ARS datant d'hier :

  • 46 cas positifs pour l'établissement de Terrasson,
  • 24 cas pour le centre hospitalier de Lanmary
  • Et 20 cas du côté de Saint Astier.

Des situations maitrisées, assure la directrice de l'ARS Dordogne, c'est-à-dire suivies et dont on a connaissance de toute la chaine de contamination.

D'autres lieux de possibles foyers sont surveillés de très près par les autorités sanitaires. A l'image du Grand Périgueux ou encore de l'agglomération bergeracoise.

Prudence et non panique

Il faut toutefois nuancer tous ces chiffres, par plusieurs précisions :

D'abord, si le seuil d'alerte du taux d'incidence (à savoir 150 cas pour 100.000 habitants) a bien été dépassé en général en Dordogne, on notera que celui des plus de 65 ans, n'est qu'à 120 cas pour 100.000 habitants, soit toujours en-dessous de la limite.

De plus, du fait de la rentrée et de la reprise des activités, notamment sportives, le nombre de tests a largement augmenté dans le département, passant de 1200 à 1500 tests par semaine, à environ 5000 aujourd'hui. Ce qui a aussi une influence sur le nombre de cas positifs détectés.

Enfin, la directrice de l'ARS Dordogne a rappelé qu'aujourd'hui, « les personnes positives sont mieux traitées », et que « le virus ayant muté, il est moins virulent sur les populations qui ne sont pas à risque. »

Notez qu'à ce jour, sur les 40 hospitalisations, seul un patient est en réanimation en Dordogne.

Prévention et dépistage restent donc en vigueur pour, sinon empêcher la deuxième vague, du moins la contrôler au maximum.