Fermeture des trésoreries et réduction des heures d'accueil : l'inquiétude grandit aux finances publiques


11 mai 2021 - 596 vues

Retour sur la grève des agents des finances publiques hier.

Ils étaient une vingtaine rassemblés devant les grilles de leur bâtiment à la cité administrative à Périgueux. Des agents venus de Sarlat, de Montpon ou encore de Bergerac et qui ont répondu à l’appel national de l’intersyndicale CGT, FO, Solidaires, CFDT, CFTC pour dénoncer une fois de plus les conséquences de la restructuration massive des services des finances publiques et ce en pleine campagne des déclarations de revenus. Un agent sur 5 en grève, hier, selon la CGT finances publiques de la Dordogne. Ils dénoncent la dématérialisation massive des services et les suppressions de postes qui vont avec, près de 200 en Dordogne en 10 ans, suppression de centres d’accueil également.

"D'ici, normalement, à un an et demi, nous ne devrions plus connaître que 5 sites en Dordogne, 5 villes en fait (Ribérac, Nontron, Périgueux, Sarlat, Bergerac) dans lesquels nous aurons encore quelques services, et encore pas tous, de notre administration. dès le début de l'année nous avons déjà perdu la trésorerie de Sainte-Astier. Nous allons perdre, au 1er septembre les trésoreries de Brantôme et de Thiviers. Au 1er janvier prochain les trésoreries de Montignac, Belvès, Le Bugue. Fin 2022, début 2023, Montpon, Sainte-Aulaye." Olivier Darrin de la CGT des finances publiques.

7 centres au total qui vont fermer leurs portes sur les 12 encore ouverts. Et les Maisons France Service qui ne vont pas vraiment prendre le relais selon les syndicats. Pour Olivier Darrin les personnels de ces structures ne sont pas en mesure de répondre aux questions très techniques, parfois des usagers. « Les Maisons France Service ne seront que des interfaces d’accueil », estime le syndicaliste qui ne se réjouit pas non plus de l’ouverture d’un nouveau service à Bergerac à la rentrée prochaine. Un service d’appui à la publicité foncière.

"Effectivement ça va permettre à des collègues, pour certains de revenir en Dordogne, d'autres de s'y installer et surtout effectivement, dans la mesure où la politique de suppressions d'emplois continue au sein de notre administration, ça va amortir la baisse des effectifs au global au sein de notre direction locale pendant un an, un an et demi. Mais c'est pas un service qui va rendre un service sur le plan local, à nos usagers en Dordogne. C'est un service qui travaillera à distance pour le compte d'autres services qui sont disséminés sur toute la France." 

Et puis l’autre problème de cette restructuration des services des impôts, c’est que les périodes d’accueil du public dans les centres encore existants, ont été fortement réduites. Une dizaine d’heures en moins par exemple à Périgueux. « Certains citoyens renoncent à venir nous voir, à défaut d’avoir pu obtenir un rendez-vous, et ce au risque de subir un redressement ou de ne pas bénéficier de certains droits », conclut Olivier Darrin.

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