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Gestion des déchets : Bergerac s’en prend au SMD3, le nouveau président du syndicat se défend

24 septembre 2020 à 07h30 Par Nelly Albérola
En poste depuis le 16 septembre, le nouveau président du syndicat, Pascal Protano, doit déjà répondre aux critiques.
Crédit photo : DR - SMD3

Le maire de Bergerac, Jonathan Prioleaud, n’a pas été tendre envers le syndicat mixte départemental des déchets de la Dordogne, lundi soir, lors du conseil communautaire de l’agglo.

« Je vais demander au SMD3 d’être davantage acteur sur le terrain et non simplement prendre le citoyen pour une pompe à fric permanente. » Jonathan Prioleaud n’a pas mâché ses mots, lundi soir, envers le syndicat en charge de la gestion locale des déchets.

Il reproche notamment au SMD3 un manque d’échanges et de discussions avec les élus locaux, la ville de Bergerac en tête. « On a un syndicat aujourd’hui départemental, et les élus ne sont pas associés, les citoyens ne sont pas associés, et ça, je ne peux pas l’accepter », a-t-il déclaré.

Le maire de Bergerac qui a lancé un appel direct au président de la SMD3 : qu’il vienne et qu’il présente et discute de ses intentions avec les habitants, sur les différents projets en cours.

Ouvert à la discussion

Une invitation à laquelle le nouveau président du syndicat, Pascal Protano, répond positivement, rappelant que le combat n’est pas entre élus et syndicat, mais tous unis contre les déchets. « On ne réussira pas à faire passer les messages qu’on a à faire passer au SMD3 si les communes ne se battent pas avec nous », affirme-t-il.

Pascal Protano n’est en poste que depuis quelques jours. Il demande donc aux politiciens et citoyens un minimum de patience pour définir mesures et orientations à mener avec le SMD3. Parmi lesquelles les points d’apport volontaire ou encore la redevance incitative, qui viendrait, non pas s’ajouter, mais remplacer la taxe d’enlèvement des ordures ménagères déjà existante.

Le président du syndicat reconnait toutefois qu’avec ce nouveau système, « si certains paieront moins ou la même chose, d’autres paieront plus. » Le résultat, selon lui, de l’application de lois votées par le gouvernement : « Le but n'est pas de se mettre de l’argent dans la poche, mais de laisser une planète propre à nos enfants. C’est d’enfouir le moins possible et de gérer la gestion des déchets. On peut faire un discours un peu démago "protecteur des administrés", mais ce n’est ne pas aller dans le sens de l’évolution des traitements des déchets. On n’a pas le choix, il faut y aller. »

Pour rappel, le SMD3 paye la TGAP (Taxe Générale sur les Activités Polluantes) pour l’enfouissement des déchets. Une taxe qui a été réformée par le gouvernement dans la loi de finances 2019. Et dont l’augmentation graduelle est prévue d’ici à 2025.

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