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L'ADPA en redressement : "Une gestion d'amateurs"

15 octobre 2018 à 07h15 Par Xavier Boucherie
L'ADPA est actuellement gérée par un administrateur judiciaire en attendant d'être éventuellement reprise.

Les repreneurs potentiels de l’ADPA de Bergerac ont jusqu’au 19 octobre pour se faire connaître.

L’Association d’aide à domicile a été placée en redressement judiciaire en mars dernier comme l’ont révélé nos confrères de l’Echo Dordogne il y a une dizaine de jours. 120 salariés sont concernés. Plusieurs repreneurs seraient sur les rangs. Deux investisseurs privés mais aussi AARD, l’autre association d’aide à la personne à Bergerac.

Michel Antoine

Michel Antoine, son président, reste cependant prudent. Et attend d’avoir tous les éléments en main pour déposer sa candidature, notamment les documents comptables. Des démarches visiblement compliquées qui démontre une mauvaise gestion pour Michel Antoine, par ailleurs président de l’UNA.

C’est d’ailleurs ce que dénoncent également d’actuels ou ancien salariés. Particulièrement depuis la présidence de Fabien Ruet. L’actuel conseiller communautaire a depuis passé la main non sans placer ses proches au sein du bureau et de l’administration de l’association. « Une gestion d’amateurs » et surtout « la reprise de l’association à des fins purement politiques » dénonce Michel Antoine.

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Et une salariée, syndiquée CGT, de compléter « Même lorsqu’il leur a été proposé de présenter un plan de redressement, ils n’ont rien fait. Et d’ajouter je cite : « Depuis que l’administrateur judiciaire est entré en scène, les rats ont quitté le navire ».

De son côté Fabien Ruet n’a pas souhaité répondre en longueur à Michel Antoine contre qui il a d’ailleurs porté plainte pour diffamation. En pointant toutefois du doigt la tarification appliquée par le département en 2017. Le département qui dans un communiqué assure que le tarif a été fixé en fonction du budget prévisionnel élaboré par le gestionnaire. « Son éventuelle insuffisance ne peut donc provenir que d’une sous-estimation de ses charges par le gestionnaire ou de l’engagement de dépenses au-delà des crédits validés par le Département », indique le communiqué.

Depuis le placement en redressement judiciaire le conseil départemental a d’ailleurs mis en place des mesures d’urgence pour assurer la continuité du service pour les centaines de bénéficiaires.

Les repreneurs potentiels eux ont donc jusqu’au 19 octobre pour se faire connaître.

S’il décide de se positionner, Michel Antoine et son association AARD, proposeront de reprendre l’activité et les salariés, en tout cas dans une certaine mesure.

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Les magistrats du tribunal de grande instance statueront le 12 novembre.