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La fin des débats au conseil municipal de Bergerac

20 novembre 2019 à 06h47 Par Émilie BAR
Photo d'archives
Crédit photo : DR

Il y avait un conseil municipal lundi soir à Bergerac.

Au menu du jour le débat d’orientations budgétaires. Le dernier de la mandature. Un exercice un peu particulier à quelques mois des élections municipales.

Et oui plus que de projets, il a surtout été question de bilan. L’occasion pour Daniel Garrigue, le maire de revenir sur ces 5 dernières années. Un mandat au cours duquel pour les collectivités il a surtout été question de se serrer la ceinture avec une perte de plus d’un million d’euros par an liée notamment à la baisse des dotations de l’État. Mais dans ce contexte, la municipalité, une fois encore, se targue d’avoir réussi à redresser les finances de la ville. Baisse de la dette et rétablissement de la capacité d’autofinancement sans pour autant augmenter les impôts. Un discours bien huilé depuis le début du mandat mais porté cette fois-ci par Daniel Garrigue lui-même et non plus son adjoint aux finances. Et le maire de faire un rapide bilan des investissements menés. 4 millions d’euros par an en comptant les subventions. « Il n’y a peut-être pas eu de grandes réalisations spectaculaires mais il y a eu un effort d’investissement continu qui a touché tous les secteurs d’activité et qui concerne l’ensemble de nos concitoyens », a lâché le maire après avoir énuméré les efforts en matière d’économie d’énergie, l’entretien du patrimoine, les travaux dans les quartiers, dans les écoles ou encore dans le domaine du social avec le centre Jacques Lagabrielle et la Maison d'accueil temporaire.

Un bilan qu’aurait d’ores et déjà pu commenter l’opposition si elle avait été réellement présente. Mais au-delà de l’absence de Dominique Rousseau et du communiste Cédric Zapéra, l’opposant à la ville mais allié à la CAB Fabien Ruet n’a pas trouvé utile d’appuyer sur le bouton du micro. A quelques mois des municipales, où il se présente, il n’a sans doute pas souhaité griller toutes ses bonnes phrases face à deux concurrents, Jonathan Prioleaud et Adib Benfeddoul bien décidés à donner la vision d’un esprit d’équipe lundi. En même temps, il va falloir qu’ils le défendent ce bilan dans les mois qui viennent. Un bilan qui en tout cas selon l’analyse de Daniel Garrigue permettra à la prochaine équipe municipale de se montrer plus audacieuse en terme d’investissements à condition, modère t-il, de continuer à dégager un autofinancement positif et de le maintenir. Voilà pour le conseil aux suivants.

Et au fil des dossiers du conseil on peut noter aussi le recours au sponsoring pour la cérémonie sportif en scène. Une cérémonie organisée tous les 2 ans et dont la 6e édition aura lieu le 20 décembre au centre culturel Michel Manet. La ville souhaite donc faire sponsoriser l’événement. Des possibilités de sponsoring à partir de 300 euros.

Dans les dossiers également des subventions aux commerçants du centre-ville en vue de l’organisation des fêtes de Noël. 1.000 euros pour les animations notamment sur le thème de Disney. La ville qui participe aussi à hauteur de 1.500 euros à l’organisation du critérium de France le 30 novembre prochain.

Et puis à noter enfin une motion de la ville pour le retrait du plan de réorganisation de la direction générale des Finances publiques.

Les élus inquiets de l’avenir des trésoreries. 14 fermetures annoncées sur 18 implantées en Dordogne. Les département ruraux seront particulièrement impactés. Et l’augmentation des accueils de proximité ne fait pas illusion pour les élus de la ville. En 10 ans, la DGFIP a perdu plus de 24.000 emplois, 40.000 depuis 2002 souligne la motion. Et d’ajouter : d’ici à 2022, c’est 12 à 15 % d’emplois supplémentaires qui seront supprimés.

C’est l’abandon du service public de proximité selon la municipalité qui à travers cette motion tient à rappeler son attachement à un service des finances publiques de qualité et de proximité, à apporter on soutien aux organisations syndicales, demande l’arrêt des fermetures des trésoreries et le retrait immédiat de ce plan de réorganisation.