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Le Bergeracois, modèle dans l’apprentissage de la lecture

14 janvier 2020 à 07h30 Par Emilie Bar
Crédit photo : EB

C’est ce qu’a pu constater la rectrice d’académie lors de sa visite la semaine dernière à l’école Jean Moulin de Bergerac.

Une visite axée sur la maîtrise de la lecture donc. Une des priorités au niveau national. A Bergerac, comme dans beaucoup d’école en France ça passe par la mise en place du quart d’heure lecture. Mais ce qui a surtout intéressé Anne Bisagni-Faure, ce sont les ateliers de révision accélérée, les ARA. Un dispositif mis au point en Bergeracois et que chaque équipe enseignante peut s’approprier comme ici à l’école Jean Moulin. Les ARA, c’est 40 minutes chaque jour ou presque pour revoir les associations de lettres, comment décomposer les syllabes, enrichir son lexique ou encore revoir simplement la prononciation. Objectif: lire mieux et surtout de manière plus fluide. Les rudiments de classes préparatoires en fait proposés là à des élèves du CE2 au CM2 réunis dans un petit groupe. Des élèves qui ont montré des difficultés lors des évaluations en début d’année. Des profils en fait bien différents.

► David Philippe, directeur de l’établissement et enseignant en classe de CP

Depuis 2 ans que les ARA existent à Jean Moulin, David Philippe a constaté une nette amélioration dans la maîtrise de la lecture mais pas que. Au final le bénéfice est tout autant moral. Le dispositif a permis à ces enfants de retrouver confiance en eux et trouver leur place au sein de la classe. C’est également l’autonomie qui est développée. Les ateliers de révision accélérée qui permettent aussi à des enfants allophones, c’est à dire dont la langue maternelle est une langue étrangère, de mieux s’adapter et de rattraper leur retard en Français.

Un dispositif à priori sans accro que la rectrice souhaite développer au niveau de l’académie.

► Anne Bisagni-Faure

D’ici là c’est donc une autre initiative, nationale, celle-là qui se déploie déjà sur le territoire : le quart d’heure lecture. 15 minutes durant lesquelles les enfants, et leur enseignant, s’accordent une pause littéraire avec l’ouvrage de leur choix. Un moment suspendu déjà répandu dans un tiers des 3.200 écoles, collèges et lycées de l’académie de Bordeaux, s’est félicité la rectrice.