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Le bout de la route pour la déviation de Beynac

30 juin 2020 à 07h40 Par Xavier Boucherie
Crédit photo : XB

Serpent de mer de la vallée de la Dordogne depuis plus de 25 ans, le contournement du village ne se fera finalement pas. Malgré un chantier débuté fin 2018 et mis à l’arrêt depuis par la justice administrative, le conseil d’état a définitivement enterré le projet hier.

La plus haute juridiction administrative du pays a rejeté hier les 3 recours déposés par le conseil départemental, porteur du projet. Mettant dès lors un coup d’arrêt définitif au chantier, au point mort depuis fin 2018 et une 1ère décision du conseil d’état. Depuis Germinal Peiro avait ferraillé et multiplié les recours pour reprendre les travaux. Cette confirmation du conseil d’état hier oblige ainsi le conseil départemental à poursuivre la démolition du chantier. «Une décision irrationnelle » pour son président, « fondée par des motivations politiciennes obscures» déclare Germinal Peiro dans un communiqué. Offensif, il promet «d’entrer en résistance pour faire respecter le bon sens et dénoncer les accointances entre le lobby des chatelains fortunés et certaines personnalités du monde politique».

«Si scandale il y avait, il faudrait le chercher du côté de ceux qui n’ont pas su attendre la fin des recours, ont essayé à marche forcée d’imposer le contournement tout en lançant des soupçons sur l’indépendance de la justice», tacle en réponse la députée du Sarladais Jacqueline Dubois. Jusque là silencieuse dans cette affaire. Son collègue marcheur à l’assemblée nationale, Michel Delpon, député du Bergeracois s’était récemment prononcé en faveur du contournement, comme plusieurs maires du secteur également, comme Daniel Garrigue. Du coté des opposants à la déviation de Beynac, comme le président de l'association Sauvons la vallée de la Dordogne, on savoure forcément cette décision du conseil d’état.

► Philippe d'Eaubonne

« Personne ne croit que le site sera démoli » déclarait hier Germinal Peiro pour qui d’autres recours seraient possibles. En tout cas, ce chantier inachevé du contournement de Beynac pourrait coûter au final près de 40 millions d’euros au département de la Dordogne. Qui a désormais un peu moins de 6 mois pour remettre en état le reste du chantier de cette déviation inachevé. Sans astreinte financière toutefois.