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Manifestation pour défendre le plein air

12 février 2021 à 07h30 Par Nelly Albérola
Crédit photo : DR- Pixabay

Aujourd'hui, à 14h, à Périgueux.

Une manifestation à l'appel de la confédération paysanne pour défendre toutes les filières de l'élevage en plein air et demander une adaptation des règles sanitaires pour une meilleure gestion de la grippe aviaire, la peste porcine, et autre maladie.

Contacté par téléphone, le secrétaire départemental de la Confédération paysanne, Jean-François Roudier, en a assez de constater que l'élevage en plein air est systématiquement visé par les interprofessions, elles-mêmes manipulées par les industriels de l'agro-alimentaire, dit-il.

Selon lui, c'est justement l'industrialisation de la filière et la multiplication des transports qui sont des causes majeures de ces épidémies, et non le système d'autarcie des éleveurs de plein air dans lequel le transport des animaux est très limité, voire inexistant, puisque « de l'élevage à l'abattage et la découpe : tout est fait sur l'exploitation », rappelle le secrétaire départemental du syndicat.

La Confédération paysanne revendique également l'arrêt de l'abattage systématique des animaux sains en période de crise et la garantie de la dérogation pour le plein-air.

► Écouter Jean-François Roudier  

« On a réussi à obtenir une dérogation en 2015, avec la Confédération paysanne, le Modef (Mouvement de défense des exploitants familiaux, Ndlr) et Monsieur Le Foll (ministre de l'Agriculture de 2012 à 2017, Ndlr) à l'époque, où les élevages de moins de 3.200 animaux pouvaient rester en liberté, à partir du moment où on respectait certaines normes de biosécurité, l'alimentation et l'abreuvage à l'abri. Et cette norme-là, aujourd'hui, on veut nous la supprimer. Beaucoup ont fait des efforts, se sont endettés financièrement pour faire des modifications sur leur élevage pour répondre aux normes de cette dérogation des 3.200 animaux. Mais aujourd'hui, ce qui a été fait n'est plus en adéquation avec ce que l'on nous demande, ce que l'on veut nous imposer. »

Une dérogation que le syndicat souhaiterait identique pour tous les éleveurs du plein air, quelle que soit leur département.