Dans l'actu...

Projet d'éradication de l'amiante à Bergerac : Eurenco n'en veut pas

30 mai 2018 à 08h30 Par Emilie Bar
Crédit photo : EB

Malgré le succès de la pétition , le directeur en a fait part au collectif qui soutient le projet.

Le Cerader a rencontré le directeur d’Eurenco le 17 mai dernier. C’est là-bas que les chercheurs et le collectif aimeraient voir s’implanter l’unité pilote d’éradication de l’amiante par bain d’acide. Et c’est sans surprise qu’il a essuyé un nouveau refus, sous couverts d’arguments qui ne tiennent pas la route selon le Cerader. Perspectives de nouvelle production de poudre d’ici 5 ans quand le projet n’en réclame que 3 ou encore doutes sur les méthodes de la Somez, l’entreprise qui accompagne le projet et dont les premiers essais en laboratoires, plutôt concluants, ont été validés par l’ADEME. Pas de raison donc pour le Cerader et plus généralement le collectif de baisser les bras d’autant que la pétition a déjà recueilli environ 2.000 signatures même au-delà des frontières du Bergeracois. Le CERADER qui ne mâche pas ses mots à l’égard du directeur d’Eurenco.

René Vincent, co-président du Cerader 24

Au delà de la population, les politiques de tout bord se sont, de manière assez inédite, emparés du dossier. Une soixantaine de communes de l’ensemble du département a, comme le conseil départemental, déjà voté une motion en faveur de l’installation du pilote. La Région et son président Alain Rousset s’y intéresserait même de très près. C’est d’ailleurs par la voie politique que le collectif espère bien débloquer le dossier. Ecoutez Julien Chouet, secrétaire départemental du PCF, membre du collectif.

►Julien Chouet, secrétaire départemental du PCF, membre du collectif

Le collectif qui pourrait d’ailleurs demander à Michel Delpon d’organiser une rencontre avec la ministre des armées. Plusieurs courriers ont déjà été envoyés aux divers ministères concernés. Avec un seul retour pour l’instant. Celui de Nicolas Hulot, qui renvoie vers la préfète de Dordogne.

A défaut de trouver une solution, la Somez pourrait décider d’installer son projet pilote ailleurs. Deux sites sont déjà tout trouvés, mais bien loin de la Dordogne.