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Retour à l'école demain pour les plus jeunes

11 mai 2020 à 07h40 Par La rédaction
Photo d'illustration
Crédit photo : DR

Aujourd'hui ce sont près des ¾ des enseignants du département qui font leur retour dans les salles de classe.

Une rentrée progressive pour s’acclimater aux gestes barrières et distanciations physiques dès demain et qui concernera environ un tiers des élèves du 1er degré, sur les 30.000 que compte le département. Même proportion concernant les écoles. Demain, ce sont ainsi 160 d’entre elles qui ouvriront leur grille dès 8H30. 182 supplémentaires la semaine prochaine. Sur les 375 écoles de Dordogne, seules une trentaine n’ont pu s’organiser pour cette reprise post-confinement. 

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Pas plus d’une quinzaine d’enfants par classe chez les primaires pour cette rentrée atypique. 10 maximum dans les maternelles. A Bergerac, seuls les grandes sections, CP et CM2 seront accueillis demain en plus des élèves dits prioritaires, c’est à dire ceux des personnels en premières ligne, soignants, pompiers, policiers, enseignants entre autre.

Rentrées, récrés et sorties échelonnées sur différents créneaux pour limiter au mieux les regroupements. A la cantine, chaque classe sera encadrée par un intervenant, les repas servis à table. 1 mètre d’espace entre chaque enfant en classe, des sens de circulation et la désinfection quotidienne des locaux entre autres mesures sanitaire. Une reprise des classes dès demain qui devrait servir de phase de test en attendant un retour plus important des enfants en classe dans les semaines qui viennent.

Une rentrée par forcément bienvenue pour la FSU.

Le syndicat enseignant qui dénonce des pressions pour rouvrir les établissements dans une logique purement économique. "Il est assez fréquemment demandé aux professeurs des écoles d’assurer leur classe en amenant leurs propres enfants, quel que soit leur âge, s’ils n’ont pas d’autres possibilités. Niveau sanitaire, c’est limite  !", dit le syndicat dans un communiqué. Et d’ajouter : "Question conditions de travail, c’est inadmissible ! Quant aux droits des salariés, ils sont clairement bafoués ". Pour les enseignants, il aurait mieux valu préparer sereinement la rentrée de septembre, en y mettant les moyens humains, plutôt que de proposer ce qui s’apparente à de la garderie.