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Sensibilisation des jeunes pour lutter contre le harcèlement à l'école

12 octobre 2020 à 07h30 Par Nelly Albérola
Les gendarmes échangent avec les élèves sur les différents types de harcèlement qu'ils peuvent subir ou faire subir à leurs camarades.
Crédit photo : N.A

Les 8e Rencontres de la Sécurité se sont tenues, la semaine dernière et ce weekend, un peu partout dans le département.

Au collège Max Bramerie de La Force, la gendarmerie réalise, chaque année, une sensibilisation au harcèlement en milieu scolaire.

Devant la vingtaine d’élèves de 6e, le chef Romain Cluzeau présente diapositives et films courts sur les différents types de harcèlement au collège. Un atelier aussi instructif pour les enfants que pour les encadrants et les gendarmes présents.

Écouter le chef Romain Cluzeau

« Nous faisons parler les enfants, explique le chef Cluzeau. Pour leur faire prendre conscience qu’ils ne sont pas tout seuls et leur expliquer ce qu'est le harcèlement, parce certains vont se moquer d’autres élèves sans avoir conscience qu’ils sont en train de prendre part au harcèlement. Et de s’apercevoir qu’il y a des élèves qui ont besoin de parler. On a pu voir notamment un ou deux élèves… Même s’il n’y a qu’un élève sur les six classes que nous faison par an qui va s’en sortir, ça sera déjà pas mal. »

Parmi lesquels le jeune Marco qui a déjà été harcelé, mais qui a eu le bon réflexe.

« Dans l’école, j’étais exclu du groupe, on me tapait des fois… On m’aimait pas. Ils ont vu que je pouvais me défendre, en appelant la maitresse. »

Prévenir un adulte est en effet la chose à faire. Même si ce n’est pas facile. D’où l’attention portée par tout le personnel enseignant et encadrant, à commencer par l’infirmière de l’établissement.

Cyberharcèlement

Au collège depuis plusieurs années, Béatrice Archipczuk a vu les comportements évoluer. Si le harcèlement à l’école semble avoir diminué de façon générale grâce, notamment, à ces ateliers ; l’infirmière constate pourtant que le harcèlement a changé de forme, dépassant les limites du collège, à cause, principalement, des réseaux sociaux.

Écouter Béatrice Archipczuk

« C’était chez des élèves plus grands, 4e-3e. Via les réseaux sociaux, donc pas forcément dans le collège. Des photos envoyées, des rumeurs, mais qui, du coup, revenaient dans le collège puisqu’avec les réseaux sociaux, ça ne s’arrête jamais. On n’est plus dans le harcèlement qui commençait à 8h et qui s’arrêtait à 17h quand tout le monde rentrait chez soi, puisque les réseaux sociaux, c’est tout le temps, rappelle l'infirmière. Il faudrait aussi former les adultes, car il y a des enfants de 11 ans qui ont les réseaux sociaux avec l’accord des parents. Je ne pense pas qu’on puisse faire machine arrière et dire qu'il n'y a plus de réseaux sociaux, ce qu'il faut c’est plutôt éduquer et apprendre à fonctionner avec, puisque faire sans, ça paraît compliqué. »

De plus en plus de jeunes collégiens possèdent désormais leur propre téléphone portable. Des smartphones utilisés notamment pour les réseaux sociaux.

Pour rappel, ces derniers, tels que Snapchat, Tiktok ou encore Instagram, ne sont, en France, légalement autorisés qu’aux utilisateurs de plus de 15 ans. Un accord parental est nécessaire pour les 13-15 ans depuis une loi de 2018.

Mais ils sont et restent interdits à tous les enfants de moins de 13 ans.

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