Dans l'actu...

Simulation d'une situation de crise à Polyrey, à quoi ça sert ?

22 novembre 2019 à 08h10 Par Émilie BAR
Photo d'archives
Crédit photo : EB

Si vous êtes passé après 20h devant l'usine Polyrey de Baneuil, hier soir, vous avez sans doute aperçu quelques gendarmes et pompiers. Rien d'inquiétant, rassurez-vous. Il s'agissait en fait d'un exercice de sécurité civile sur ce site classé Seveso Seuil Haut.

La préfecture en organise en moyenne 4 dans l'année, dans les différents secteurs du département et sur des thématiques variées. Simulation de drame routier, d'attentat, etc... Dans les cas comme hier soir, il s'agissait de tester à la fois le plan d'organisation interne de l'entreprise. Ce qu'on appelle le POI. Les mesures prises à l'intérieur de l'entreprise en cas de crise. Test également du PPI, le Plan particulier d'intervention, propre à chaque entreprise. Là c'est quand la préfecture prend la main sur la gestion de l'incident à la demande du responsable de l'entreprise. La préfecture qui organise alors la cellule de crise avec le soutien des forces de l'ordre, du SDIS, du SAMU, de la DREAL (la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) ou encore de la DDT, pour la fermeture des routes. Une cellule modelée en fonction des besoins.

Hier soir le scénario était celui d'un dégagement de fumée, à l'extérieur du site mais à proximité de cuves de produits chimiques. Un exercice écrit par la préfecture et qui répond à une demande de l'entreprise. Un scénario qui rappelle étrangement l'incident de Lubrizol. Mais la sous-préfecture l'assurait hier soir. L'exercice de Polyrey était programmé bien avant l'incident de Rouen.

► Écouter Stéphanie Monteuil, sous préfète de Bergerac

A Polyrey, le dernier exercice de sécurité remonte à 2014. Il y aura sans doute encore quelques modifications apportées au PPI à l'issue du débrifing.

Hier il s'agissait donc de travailler sur un potentiel dégagement de fumées toxiques. L'exercice a été fictif, si l'on peut dire. Toutes les mesures qui auraient été prises dans la réalité ont été simulées. Mais il arrive que la préfecture teste ses dispositifs de prévention en conditions quasi réelles.

► Écouter Stéphanie Monteuil à nouveau

Un premier débriefing de l'exercice a eu lieu cette nuit. D'autre viendront à tête plus reposée.

Un prochain exercice de sécurité civile est prévu prochainement dans un lycée de Sarlat. Un exercice attentat cette fois.