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Un nouveau directeur pour l’aéroport de Bergerac

13 février 2020 à 07h40 Par Emilie Bar
Gwenvaël Ronsin-Hardy, nouveau directeur de l'aéroport (à droite) et Michel Conte, représentant de la CCI à la SABDP
Crédit photo : EB

Gwenvaël Ronsin-Hardy a officiellement pris ses fonctions le 1er février dernier en remplacement d’Emmanuel Ibarra. Un nouveau directeur pour une nouvelle gouvernance.

Pour rappel, le SMAD, le Syndicat mixte Air Dordogne constitué par la région, le département et les agglos de Bergerac et Périgueux a confié en novembre dernier la gestion de l’aéroport à une nouvelle structure : l’EGC AERO qui regroupe Egis, une filiale de la caisse des dépôts et la SABDP, émanation de la Chambre de commerce et d’industrie de la Dordogne et déjà exploitant depuis 6 ans.

Une délégation de service publique pour 12 ans cette fois avec pour objectif de faire de l’aéroport un véritable outil économique pour le développement du territoire et l’ambition d’atteindre les 370.000 passagers par an d’ici une dizaine d’années. C’est presque 85.000 de plus qu’aujourd’hui.

Et pour y arriver l’exploitant va miser sur l’import. Les lignes qui peuvent ramener des touristes ou voyageurs d’affaires à Bergerac à l’instar des lignes qui vont ouvrir cette année vers Londres Southend et Londres Stansted. L’import représente déjà 90 % des passagers qui transitent par Roumanières dont 70 % de Britanniques. Autant dire que le développement des lignes intérieures est loin d’être une priorité. D’autant qu’on sait la ligne Bergerac – Lyon déjà condamnée, faute de passagers. La Bergerac – Nice pourrait suivre. Rien n’est encore acté.

Autres projets pour la nouvelle entité : monter en gamme et améliorer la qualité de l’accueil et le confort des passagers. Cela passera par un nouvel agencement des salles d’embarquement et de la zone commerciale qui arrivent à saturation en haute saison et par de nouveaux investissements sur les parkings des loueurs notamment. Une montée en gamme qui devrait commencer à être visible d’ici 2 ans. Facilitée sans doute par l’expérience d’Egis dans ce domaine. Egis qui exploite déjà 17 aéroports dans le monde de Pau à Brazzavile, d’Anvers à la Polynésie française. La promesse d’une synergie entre les aéroports.

► Gwenvaël Ronsin-Hardy

Une ambition de développer le trafic aéroportuaire dans un contexte d’alerte environnemental et de « plane bashing ». Une problématique dont EGC AERO dit s’être saisie également.

► Gwenvaël Ronsin-Hardy

Un premier niveau qui correspond en fait à un état des lieux de l’empreinte carbone.

D’ici là, prochain rendez-vous pour l’aéroport le 31 mars avec le lancement de la ligne Ryanair Bergerac – Londres Southend et ses trois rotations par semaine.