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"Un premier mai confiné mais pas muselé"

29 avril 2020 à 07h40 Par Émilie BAR
Photo d'archives. L'an dernier environ 600 personnes s'étaient retrouvées le premier mai à Bergerac.
Crédit photo : EB

Avec le confinement, pas de défilé naturellement, vendredi dans les rues de Bergerac, à l’occasion du 1er mai. Pour autant les syndicats ne comptent pas passer à côté de l’événement cette année. « Premier mai confiné mais pas muselé », pour Laurent Devautour, le secrétaire de l’union locale CGT de Bergerac. Il appelle les militants et citoyens à mettre du rouge à leurs fenêtres, balcons et à se prendre en photo avec une pancarte sur laquelle on pourrait lire : « le jour d’après je veux », pancarte à compléter à l’envie. Une photo qui pourra être postée dans l’album virtuel de la CGT Dordogne sur Facebook. Manif en ligne donc avec cette année plus que jamais de lourds griefs contre le pouvoir en place mais avec aussi une note d’espoir. 

► Écouter Laurent Devautour

Et le jour d’après sera marqué par une plus forte mobilisation encore espère le représentant bergeracois de la CGT. « Ce sera encore plus fort que les gilets jaunes », imagine Laurent Devautour qui dit recevoir nombre d’appels pour se renseigner ou se syndiquer en cette période. Pas un autre discours du côté de la CFDT Dordogne qui confirme que beaucoup de salariés se tournent actuellement vers leurs représentants du personnel. « Là où on a pu jouer notre rôle, on l’a joué et on a pu amener du positif aux travailleurs en cette période difficile », nous dit Jean-Christophe Silva, secrétaire général de la CFDT fonction publique en Dordogne. La CFDT qui avec la CFTC et l’UNSA notamment se mobilisera également le 1er mai sur les réseaux sociaux, plutôt pour remercier les personnels qui sont en première ligne face à cette crise mais aussi pour demander pour eux la reconnaissance qu’ils méritent notamment en terme de protection face au virus. Car pour l’instant il y a de grandes disparités selon Jean-Christophe Silva.

► Écouter J-C Silva

Voilà et au-delà des problématiques locales, les annonces du Premier Ministre hier n’ont pas rassuré le syndicat qui assure qu’il restera également vigilant aux conditions de reprises du travail. « La reprise ne doit pas être un prétexte au recul des droits sociaux », souligne la CFDT.